7 juin 2010
15 mars 2010
ECHEC OU EFFET CATHARTIQUE?
Par Jean-François Touzé, Président de l’Alliance pour les libertés
Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.
Une fois encore et sans qu’il soit utile de revenir ici sur la chronique d’une défaite annoncée et inscrite depuis des mois dans le grand livre noir des erreurs accumulées, la droite au pouvoir, pour n’avoir ni pu ni su, ni voulu tenir les promesses faites à ses électeurs, est aujourd’hui durement sanctionnée.
Certes, pour l’UMP, le temps est encore à la mobilisation. Un second tour peut toujours, dans une certaine mesure seulement, corriger le premier. Mais l’essentiel n’est évidemment plus là.
Dans deux ans maintenant, l’élection présidentielle, immédiatement suivie par les Législatives, décideront de l’avenir de notre pays.
L’échec cuisant de ces Régionales peut il apporter enfin l’effet cathartique sans lequel la droite s‘avancera vers l’horizon 2012 en aveugle dans la nuit noire sans même le secours d’une canne blanche?
C’est un grand coup de barre « à droite » que doit opérer Nicolas Sarkozy en renouant avec son discours « décomplexé » de 2007 et en en finissant avec les leurres crypto-giscardiens de l’ouverture.
Mais cette Présidentielle là, ne se gagnera pas sans que soit mis en œuvre une stratégie du rateau. Quoique l’on en dise, il n’existe pas aujourd’hui de majorité présidentielle. Seulement un parti du Président, par ailleurs affaibli par ses divisions et ses incohérences.
Georges Pompidou, il y a quarante ans, avait théorisé le « fait majoritaire » : une formation principale, entourée d’autres mouvements, chacun exprimant de manière autonome et audible, sa sensibilité.
Il est bon qu’existe dans la majorité présidentielle, une sensibilité centriste. Il est bon qu’existe dans la majorité présidentielle une sensibilité, progressiste. Il est bon qu’existe dans la majorité présidentielle une sensibilité gaulliste.
Mais où est la sensibilité droitiste ? Qui l’incarne ? Qui porte ses valeurs ? Qui fait entendre la voix de ces centaines de milliers de français qui ont voté Sarkozy en 2007, se sont réfugiés ensuite dans l’abstention et, pour certains d’entre eux ,sont repartis dimanche vers le vote inutile du FN ?
La clé de 2012 est là : aux cotés de l’UMP, aux cotés des centristes de Morin et des progressistes de Besson, doit exister, vivre, compter, reconquérir, une droite de conviction , sans complexe mais sans fardeaux, conservatrice libérale, sécuritaire et occidentaliste.
Que celui qui a des oreilles entende.
5 mars 2010
REGIONALES: PAS D’ETATS D’ÂME!
Communiqué de Jean-François Touzé, Porte parole de l’Alliance pour les libertés
A huit jours du premier tour des élections régionales, chacun se prépare à voter ( ou à ne pas voter) selon sa conscience.
La politique du pire étant la pire des politiques et quels que soient les mécontentements qui peuvent, ici ou là, se manifester, qu’il me soit permis de recommander, sans état d’âme ni doute, de voter massivement pour les listes de la majorité présidentielle et pour elles seules.
En PACA, les électeurs de droite auront cependant, au premier tour, le choix entre la liste menée par Thierry Mariani et celle de la Ligue du Sud de Jacques Bompard, expression d’une droite régionale sans complexe, liste sur laquelle figurent entre autres femmes et hommes de talent des membres du MPF ainsi que , dans le Var, notre ami Jean-Claude Chaine de l’APL. L’objectif final restant bien sur la défaite au second tour du socialiste Vauzelle, ce qui suppose, le moment venu, la mobilisation générale en faveur du candidat de droite le mieux plaçé.
Viendra ensuite le temps de la préparation d’autres échéances essentielles pour l’avenir de notre pays, échéances que l’UMP ne pourra affronter avec succès sans que soit en capacité d’ exister à ses cotés, une droite de conviction forte et audible, indépendante mais inscrivant sont action dans un rassemblement majoritaire.
24 février 2010
CONTRE LE TERRORISME
Face aux menaces terroristes et à la montée de l’antisémitisme et de l’anti occidentalisme, une réunion publique à laquelle chacun d’entre nous doit, s’il le peut, participer.

18 février 2010
HOMMAGE A ROBERT PANDRAUD
par Jean François Touzé,Conseiller régional d’Ile de France
Ancien directeur de la Police nationale, ancien ministre délégué à la sécurité et député de Seine Saint Denis, Robert Pandraud vient de nous quitter.
Homme de convictions, d’ordre et de courage, il fut un grand commis de l’Etat, un gaulliste de fidélité, un patriote et un républicain attaché aux valeurs et aux principes qui fondent notre civilisation.
Avec Robert Pandraud la France perd un de ses grands serviteurs.
10 février 2010
IDENTITE,IMMIGRATION, SECURITE, IL FAUT MAINTENANT PASSER AU BRAQUET SUPERIEUR
Par Jean-François Touzé, Porte parole de l’Alliance pour les libertés, Conseiller régional d’Ile de France
L’ offensive généralisée lancée depuis trois mois par la gauche, l’extrême gauche et la « bienpensance » contre le débat sur l’identité nationale n’avait d’autre but que de tétaniser le pouvoir et de l’empêcher d’agir dans le domaine des flux migratoires et de l’insécurité.
Quels que soient les cris de triomphe de l’opposition célébrant « l’enterrement » de ce débat, le gouvernement, il faut le dire et le répéter, n’a ni reculé ni cédé, pas plus qu’il n’a reculé ni cédé l’année passée face aux manifestations étudiantes, aux grèves et aux occupations de facs consécutives à la réforme Pécresse, rompant ainsi avec une tradition mortifère vieille de trente ans.
Le débat sur l’identité nationale va nécessairement continuer car, dès lors que la question a été posée, ce débat ne peut être refermé. C’est en termes d’éducation, d’instruction civique, de rappel de notre Histoire et de sa permanence, de revendication de nos valeurs et nos principes, qu’il doit se poursuivre.
La lutte contre l’immigration clandestine comme celle contre l’insécurité, la reconquête des banlieues abandonnées par la République, l’éradication de la pègre des cités, le rétablissement de l’autorité de l’Etat, le retour à la force de la loi, mais aussi la mise en œuvre d’une vraie politique d’assimilation sont autant d’impératifs qui nécessitent pourtant une accélération de l’action et un renforcement des moyens bien au-delà des mesures envisagées par l’exécutif.
La conscience que nous avons de l’ampleur de la tâche à accomplir et des difficultés de l’entreprise nous conduit à accepter que « tout » ne soit pas possible et que « tout » ne puisse être fait « tout de suite ». Mieux vaut, à l’évidence, des petits pas dans la bonne direction que les enjambées galopantes de la gauche à contre sens.
Mais l’urgence de la situation exige aussi que soit menée à bien la politique de fermeté voulue et promise par Nicolas Sarkozy en 2007.
L’urgence est bel et bien au passage immédiat au braquet supérieur.